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Vestiges d’un CSS Guru

Catégorie : IRL

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Web Trend Map 4 en version finale

J’avais aperçu la beta et voilà sa version finale : la  Web Trend Map 4, une infographie des plus grands acteurs et des tendances actuelles du web. Cette carte est réalisée par la très performante équipe d’Information Architects.

Je ne sais pas si ça provient de la croissance importante du web, mais je trouve la carte peu lisible cette année. C’est très détaillé, très fini, mais il est difficile d’avoir un jugement d’ensemble.

Ou peut-être devrais-je afficher cette infographie sur mon 42 pouces en 6740 x 4768

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NYC 09 : vidéo de notre voyage à New York

Avec un ami, nous sommes allés à New York fin janvier. Après avoir vu la vidéo “This Is Japan!”, j’ai eu envie de faire la même chose, même si je suis un photographe totalement amateur. J’ai donc pris énormément de photos (1602 en tout) pour avoir assez de photos correctes et réaliser cette vidéo.


NYC 09 from Jeremy Thomas on Vimeo.

Processus de fabrication

La musique

Tout est parti du morceau: LCD Soundsystem – Someone Great. J’ai eu tout de suite l’idée d’utiliser cette chanson, avant même d’acheter l’appareil photo (un Canon EOS 1000D). James Murphy représente musicalement l’esprit de New York. Je pouvais difficilement utiliser un autre artiste, et un autre album.

La synchronisation

A partir de là, j’ai calculé le BPM pour que les photos soient synchronisées avec la musique. J’ai utilisé MixMeister BPM Analyzer pour trouver que le morceau était à 113 BPM. Cela équivaut à 0,53 secondes (60/113) environ. Il faut donc que chaque photo apparaisse pendant ce temps exactement.

Une vidéo est divisé en un certain nombre d’images/sec (en général 25 ou 30 images/sec). Donc 0,53 sec correspond environ à 15 images si la vidéo est en 30 images/sec. Mais en réalité, ça donne 0,50 img/sec et non pas 0,53. Il me fallait donc me rapprocher un maximum de ce nombre pour que le décalage ne soit pas visible au fil du temps.

J’ai fait des calculs. J’ai multiplié la ratio 60/113 par plusieurs valeurs d’images/sec, en commençant par 10 jusqu’à 40. J’ai remarqué qu’un des résultats se rapprochait d’un nombre entier: en 32 img/sec, 0,53 sec correspond quasiment à 17 images. J’ai donc fait ma vidéo en 32 img/sec, où chaque photo apparaissait pendant 17 images. Il n’y alors aucun décalage visible avec le son.

Les photos

En 113 BPM, pour un morceau de 6min 30sec, il me faut 735 photos. J’ai trié, redimensionné et recadré les photos en enlevant notamment celles qui étaient mauvaises (surtout celles prises de nuit).

Le montage

En utilisant After Effects, j’ai mis à la suite les 735 photos. J’ai malheureusement dû le faire à la main parce que je n’ai pas réussi à automatiser cette tâche bien laborieuse. Si vous savez comment le faire, dites-le moi parce que je ne le referrai plus!

Le rendu

J’ai eu des problèmes de synchronisation au rendu que je n’avais pas dans After Effects. Je n’ai toujours pas compris d’où ça venait. Au final, j’ai encodé en Xvid pour un fichier de 374mo.

Je déteste faire de la vidéo parce qu’un simple changement dans le fichier source doit être suivi d’un rendu d’une dizaine de minutes. Niveau productivité, c’est très différent du web.

J’espère que vous apprécierez cette vidéo autant que j’ai aimé la réaliser.

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Le test audio contre les adolescents

Le Teenager Audio Test permet de vérifier si vous avez moins de 25 ans… en vous faisant écouter un bruit (infernal) que seules les personnes ayant moins de 25 ans peuvent entendre. C’est un dispositif qui a été mis en place dans certains centres commerciaux pour garder à l’écart les petits “voyous” que représentent les “jeunes”…

Train Horns

J’ai passé le test (ça me rassure sur la qualité de mon audition, sachant que j’ai 22 ans…).

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iPhone ≠ iPod Shuffle + PSP + eeePC

L’iPhone est à la base un téléphone mobile. Mais les raisons de son succès (médiatique et économique) réside dans tout ce qu’il sait faire d’autre : Internet, Jeux, Musique.

Ayant acquis un iPhone il y a 1 mois, mais possédant déjà un iPod Shuffle, une PSP et un “eeePC ” (Medion Akoya Mini E1210), je pensais me passer progressivement de ces 3 objets. Oui et non.

iPhone = iPod plus classe mais moins pratique

L’interface d’un iPhone (ou iPod Touch) est tactile : elle est donc visuelle. Il faut quasi obligatoirement regarder l’écran pour écouter de la musique. En tant que baladeur mp3, il devient laborieux de changer de morceau ou d’éteindre la musique (il reste cependant la possibilité d’augmenter/baisser le volume mais ça reste rudimentaire).

Au contraire, un iPod Shuffle, sans écran (et donc, avec uniquement de véritables boutons physiques), demeure parfait pour une utilisation en transport. On pilote à l’aveugle, uniquement avec ses doigts. Vous me direz qu’il manque un écran pour au moins savoir quel artiste on écoute. Mais à titre personnel, je mets maximum 4 albums sur mon Shuffle, et justement en mode non shuffle (donc, à la suite). Je sais quasiment toujours qui j’écoute. Si vous mettez toute votre bibliothèque musicale, ça peut devenir pénible pour certains. Dans ce cas, je préfère encore un iPod Nano qui garde encore de vrais boutons.

iPhone = PSP différente

L’iPhone est avant tout, autre chose qu’une console de jeu, a priori. Mais la prolifération de jeux sur cette plateforme et l’arrivée de gros éditeurs (Konami par exemple avec Metal Gear Solid, Frogger et Silent Hill) font de facto de l’iPhone une console portable, concurrente des DS et PSP.

Concurrente, vraiment ?

Performances

Incontournables même si parfois secondaires, les performances brutes d’une console sont un point important, notamment pour la qualité graphique et la fluidité des jeux. Selon le président de SEGA America, l’iPhone est aussi puissant qu’une Dreamcast. Mieux qu’une DS (= Nintendo 64), mais moins bien qu’une PSP (= Playstation 2).

Catalogue de jeux

Oui, il y a des tonnes de jeux qui sortent toutes les semaines sur iPhone. Mais combien de bons jeux ? Pour l’instant, j’ai constaté une part énorme de jeux du type casual gaming dont la plupart sont (heureusement) gratuits. L’iPhone ne serait qu’une plateforme où l’on transfèrerait tous les jeux Flash du web ? Le comble!

Certains éditeurs pensent différement et tant mieux pour nous! Je pense à Sim City, Rolando (quasi-remake de LocoRco), Tap Tap, Payback (GTA 2 like), Crash Bandicoot Nitro Kart

Interface

L’iPhone est une console sans bouton! Il reste possible d’en simuler virtuellement (sur Real Football par exemple). Mais il n’y a pas la précision d’un vrai bouton digital, binaire (appuyé/pas appuyé). Je m’imagine très mal jouer à PES 2009 autrement qu’avec ma PSP.

Quoiqu’il en soit, l’iPhone a ses attraits. Tous les jeux à base de clic de souris se portent très bien sur iPhone, où le tapotage se substitue au clic. Je pense par exemple aux jeux de stratégie au tour à tour : Lux Touch (Risk dans ta poche!) ou Reign Of Swords. N’oublions pas les jeux de cartes et de réflexion.

Un autre atout : l’accélèromètre. Ou une toute nouvelle manière de jouer! Ca donne des jeux assez sympas : Labyrinth ou Super Monkey Ball.

iPhone = eeePC de poche

Le web joue un rôle essentiel dans la popularité de l’iPhone. De plus en plus d’applications web possèdent leur version iPhone, que ce soit une version optimisée pour le navigateur (Google Reader) ou bien une application à part entière (Facebook, WordPress).

Si l’on rajoute les applications basiques de type mail, agenda, prises de notes, messagerie, photos… on peut éventuellement se passer d’un pc portable ou d’un netbook. J’utilise de moins en moins mon Medion pour surfer sur le net. Et puis l’iPhone, en marge de la connection Wi-Fi, peut utiliser le réseau Edge ou 3G.

Mais il manque encore à l’iPhone l’étendue d’un véritable système d’exploitation que peut apporter Windows/Linux/Mac OS. Il semble évident qu’il est difficile pour un OS aussi jeune de concurrencer une plate-forme déjà présente depuis des années (avec son catalogue infini de logiciels tiers). Et c’est sans doute en demander trop! Mais je suis exigeant :).

Il ne faut pas oublier l’inexistence d’un clavier physique pour l’iPhone. Entre le tapotage à deux pouces et le tapotage à 10 doigts, je pense que la vitesse de frappe diffère du simple au quadruple.

Conclusion

J’utilise toujours autant mon iPod Shuffle, je n’emporte plus ma PSP dans les transports (le casual gaming de l’iPhone me convient) et j’utilise mon netbook comme avant (c’est à dire, au bureau ou chez des amis).

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Une année en 40 secondes

Je poste rarement des vidéos mais j’apprécie particulièrement celle-ci. L’horizon disparaît puis réapparaît au fil des mois.

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Skaaz, c’est fini

Le projet qui m’a amené à changer de boulot et qui m’a beaucoup tenu à coeur, touche à sa fin. Skaaz, c’est fini.

Pour ceux qui ne le savaient pas, Skaaz était un projet de VirtuOz (ma boite) où chacun pouvait gratuitement créer son avatar intelligent et lui apprendre à parler à sa place. C’était un produit b2c (business to consumer) qui utilisait notre technologie de dialogue. Mais dans le contexte actuel, la pérennité d’un tel produit a été remise en cause et c’est avec tristesse qu’il a été achevé.

Au-delà du projet, Skaaz était surtout un groupe de personnes qui travaillait ensemble, à longueur de journée, pour offrir ce service unique et passionant à un nombre incroyables de membres. Je me suis rendu compte que le facteur humain dans un univers professionnel occupait une place prépondérante et précieuse.

Dans mon article précédent, je parlais de ce triangle passion-croissance-argent et je dois dire que Skaaz était le moteur principal des axes passion et croissance. Passion parce que l’équipe dans laquelle je travaillais était géniale. Croissance parce que j’ai énormément appris à travers ce projet.

Pour l’entreprise, Skaaz représentait peut-être uniquement un produit et des chiffres. Mais pour moi, c’était une aventure fascinante et chaleureuse dont la fin si abrupte ne manquera pas de nourrir des regrets.

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Le triangle passion-croissance-argent

Une question que l’on est amené à se poser de temps en temps : comment évaluer sa situation professionnelle ?

Difficile de répondre à une question qui fait rentrer en jeu d’innombrables critères. Jack Cheng a pourtant tenté le coup en apportant une approche graphique et synthétique du problème : Maxing out your Triangle. Il s’agit d’un triangle équilatéral où chaque médiane correspond à une échelle partant de zéro (au niveau du centre de gravité) pour aller au maximum (qui se trouve à chaque sommet). Et on obtient le love-growth-cash triangle. J’ai traduit ça par :

  • Passion : le plaisir de faire ce job
  • Croissance : l’opportunité d’apprendre de nouvelles choses
  • Argent : ce que ça nous rapporte financièrement

J’ai essayé d’analyser ma situation en utilisant cet outil, et j’ai obtenu :

Un job qui me passionne pas mal, j’apprends beaucoup de choses et le salaire est basique. Ce triangle peut varier au fil des mois mais c’est à peu près la moyenne. Je me rends compte qu’il y a encore beaucoup de zone à remplir, et que d’un côté c’est une bonne chose parce que ça permet de garder des objectifs et de rester motivé.

Je m’ennuie assez vite. C’est pour ça que j’aime démarrer de nouveaux projets (au travail et en dehors), même si je ne les termine pas tous au final. Je pense qu’en freelance on pourrait créer un tel triangle pour chaque travail auquel on s’affaire.

Entre autres, ce qui m’a plu dans cette approche, c’est qu’elle montre que d’avoir un job très bien payé (mais totalement inintéressant) avec des hobbies passionnants à côté est une solution peu fructueuse à terme. Il vaut mieux essayer de concilier les 3 aspects en un seul job : Love Growth Cash. N’est-ce pas là la problématique principale d’une carrière professionnelle, voire d’une vie ?