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Vestiges d’un CSS Guru

Catégorie : Bien développer

Billet

Les mauvais conseils de Google en CSS

google-code

L’objectif de Google, avant tout, c’est la performance. Ils publient d’ailleurs des conseils pour optimiser l’affichage du navigateur.
A la trappe les standards, la beauté, la clarté du code. Extraits choisis.

Prefer class and ID selectors over tag selectors

Mettre uniquement des .class et des #id et pas de a{ color:#0072c;} ou de input{ font-family:Arial,sans-serif;}. Mouais. Faut mettre une classe sur tous ses liens alors ? Génial.

Remove class selectors qualified by tag selectors (when a class is only used for one tag, which is a good design practice anyway)

En gros, pas de a.maClasse et de p.maClasse. Créer plutôt 2 classes : .maClassePourUnLien et .maClassePourUnParagraphe, même si les deux classes partagent les mêmes propriétés, à une près (sinon quel intérêt de les différencier). Mouais, bof. Si je veux que .maClasse soit d’un style particulier mais que les liens ayant .maClasse aient une propriété différente, je vais pas m’amuser à créer une autre classe juste pour ça.

Use class selectors instead of descendant selectors

Je reprends le mauvais exemple de Google :

/* Ne pas mettre */
ul li {color: blue;}
ol li {color: red;}
/* Mais mettre */
.unordered-list-item {color: blue;}
.ordered-list-item {color: red;}

Bien sûr. Je vais mettre une classe sur tous mes <li>…

Avoid the :hover pseudo-selector for non-anchor elements

Pas de :hover en CSS mais des onmouseover en JS. Et si le gars a pas de JS ?

Bref, pour optimiser votre code, mettez des classes sur tous vos éléments! Merci Google!

Billet

Créer des CSS dynamiques avec LESS : un compilateur de CSS en Ruby

less-compilateur-de-css

Ca peut paraître bizarre comme outil, un “compilateur de CSS”, mais LESS est avant tout un outil pour écrire plus efficacement une CSS. Ca rend les CSS dynamiques. C’est un outil écrit en Ruby. J’en parle aussi d’ailleurs sur 29minparjour.

LESS = extension de CSS

LESS se veut être une extension de CSS parce que la syntaxe utilisée pour les fichiers .less (les fichiers source) est très proche de la syntaxe CSS. L’efficacité de cet outil consiste en 4 éléments :

  1. Variables en CSS
  2. Mixins : des includes CSS
  3. Nested Rules : une autre façon de définir des sélecteurs d’arborescence
  4. Operations : addition, soustraction, multiplication, division

Variables CSS

En utilisant des variables, on peut regrouper une valeur à un seul endroit pour pouvoir la mettre à jour facilement par la suite.

@maCouleurPrincipale: #0072bc;
a{ color:@maCouleurPrincipale;}
h1{ color:@maCouleurPrincipale;}

Mixins : des includes CSS

Dans une classe, je peux définir plusieurs propriétés puis inclure cette classe dans d’autres éléments. Ca peut s’avérer très pratique pour les propriétés CSS 3 qui ont une syntaxe différente par navigateur.

.coinsArrondis{ border-radius:5px; -moz-border-radius:5px; -webkit-border-radius:5px;}
#global{ .arrondis;}

Nested Rules

Cet outil est le moins intéressant des 4. Il permet de gagner un peu en lignes de code mais je ne le trouve pas très lisible.

#header{
background:#fff;
position:relative;
	.logo{
	position:absolute;
	right:0px;
	}
}

Au lieu d’écrire #header puis #header .logo, je mets directement .logo dans #header.

Opérations

Ca permet d’utilisation des opérations arithmétiques traditionnelles : addition, soustraction, multiplication, division. Ca peut-être pratique si on veut que les marges verticales soient le double des marges horizontales.

@marges:5px;
#global{ margin:@marges*2 @marges;}

Exemple complet

J’ai fait un exemple complet utilisant plusieurs fonctionnalités de LESS. Voici mon fichier source bbxdesign.less :

@color01:#0072bc;
@radius:10px;
.radius{ border-radius:@radius; -moz-border-radius:@radius; -webkit-border-radius:@radius;}
@margin:5px;
body{ color:#333; font-family:Georgia,serif;}
a{ color:@color01; text-decoration:none;}
#global{ background:#fff; .radius; margin:@margin @margin*2;}

Et voici le fichier généré bbxdesign.css :

.radius { -webkit-border-radius: 10px; -moz-border-radius: 10px; border-radius: 10px; }
a { text-decoration: none; color: #0072bc; }
body { font-family: Georgia,serif; color: #333; }
#global { -webkit-border-radius: 10px; margin: 5px 10px; background: #fff; -moz-border-radius: 10px; border-radius: 10px; }

Installation

Tout se fait en lignes de commande. Il faut avoir Ruby installé sur son ordinateur et installer la gem suivante :

gem install less

Ensuite, en navigant dans le dossier où se trouve le fichier .less, on fait :

lessc monfichier.less

Et le fichier .css est automatiquement généré avec le même nom.

Nom de fichier différent

On peut aussi choisir un autre nom pour le fichier généré :

lessc monfichier.less monautrefichier.css

Automatisation

Parce qu’un fichier CSS est souvent modifier, on peut automatiser la création du fichier .css à chaque modification du fichier .less :

lessc monfichier.less --watch

D’ailleurs, si une erreur existe dans le code, le fichier .css ne serait pas généré. Bien pratique.

Conclusion

Il existe plusieurs méthodes pour avoir des CSS dynamiques. J’en ai déjà vues en PHP ou JSP. Mais ces outils génèrent souvent les CSS à la volée, et il faut donc avoir un serveur derrière qui tourne. Ici, le fichier est “compilé” une bonne fois pour toutes.

Autre avantage : la syntaxe de LESS est très proche de la syntaxe CSS. Il est très facile de prendre une CSS existante et la transformer en fichier LESS. Ca m’a pris 2min d’ailleurs.

Après, est-ce que je vais l’utiliser au quotidien ? Ecoutez, je vais essayer.

Billet

Un h1 pour le logo ou pas ?

A la question “Est-ce que je mets un <h1> pour mon logo ?”, je répondais oui avant. Maintenant, je réponds non.

Le débat

Il existe un débat assez récurrent sur l’élément de la page qui portera le h1. Que ce soit dans un post ou deux, ou dans des commentaires, la question reste ouverte. Il y a 2 écoles :

  • h1 pour le logo
    Etant donné que le logo porte le nom du site, c’est l’élément le plus important. Il doit donc être dans un <h1>, sur toutes les pages.
    Exemple : http://wordpress.org/
  • h1 différent par page, un lien pour le logo
    Le h1 doit représenter le contenu de la page. Ce dernier étant différent pour chaque page, il faut que le h1 change aussi.
    Exemple : http://simplebits.com/

Cas particulier : il arrive d’avoir un h1 pour le logo uniquement sur la page d’accueil, les autres pages ayant un h1 différent. Je classe ces sites dans la deuxième catégorie.

Le h1, le plus important et l’unique (?)

C’est quoi un h1 d’abord ? Selon le W3C, ça donne :

A heading element briefly describes the topic of the section it introduces. Heading information may be used by user agents, for example, to construct a table of contents for a document automatically.

Le h1 est le titre de premier niveau et doit introduire la section qui le suit.

Paradoxal le h1 ?

Si le h1 est sur le logo, alors il est tout en haut. Il doit donc décrire tout ce qui le suit, c’est à dire, le reste de la page. Il ne faut pas le mettre sur le logo alors ?

Title et h1 : amis intimes

Le titre de la page (balise <title>) est défini ainsi par le W3C :

The TITLE element is not considered part of the flow of text. It should be displayed, for example as the page header or window title. Exactly one title is required per document.

Le titre est unique et doit décrire le contenu de la page. C’est à peu près de cette façon que j’utilise mon h1 : il est unique et décrit la page. Il est pour moi différent pour chaque page, comme l’est le titre.

Par contre, le titre doit être davantage fourni que le h1. L’idéal pour ce post serait :

  • <title>Un h1 pour le logo ou pas ? < Blog < bbxdesign</title>
  • <h1>Un h1 pour le logo ou pas ?</h1>

Mon titre décrit le contenu du document et d’où il provient.
Mon h1 décrit la section qu’il introduit : mon post.

Les deux sont complémentaires parce que l’un fait partie du flux du document, l’autre non. Ils ont donc un rôle légèrement différent.

Un h1 est-il unique ?

Je viens de remarquer que Digg et A List Apart ont deux h1 dans la même page (lorsque l’on va dans les commentaires ou sur un article). Ca m’a surpris parce que j’ai toujours cru que le h1 était unique, comme l’est la balise title. Le W3C ne spécifie rien sur l’unicité des headings (h1,h2,h3…) mais étant donné qu’elle préconise d’utiliser une partie de la balise title pour son contenu, je présume qu’il faut que le h1 soit unique.

La solution optimale : un h1 différent par page, un lien pour le logo

Si je résume, le h1 :

  • décrit la section qui le suit
  • reprend une partie du title, qui lui-même décrit la page
  • est unique (selon moi)

Cette équation a une seule solution : il y a un h1 différent par page, un lien pour le logo (à part éventuellement pour la page d’accueil, qui est un cas particulier).

Si le h1 doit décrire ce qui le suit et que je le mets sur le logo “bbxdesign” sur toutes les pages (il l’est actuellement uniquement sur ma page d’accueil), alors toutes mes pages auront comme contenu “bbxdesign” ? C’est très léger comme description de ma page, et très redondant, surtout pour les moteurs de recherche. Toutes mes pages ne parlent pas de “bbxdesign”. C’est juste le nom du site (qui est par ailleurs dans l’url). Mes pages ont toutes un contenu différent et je veux que mon h1 reflète ceci. C’est pour ça que ma page d’accueil a le logo comme h1, mais tous mes posts ont leur titre comme h1 (et le logo devient h2).

Le logo décrit le site, pas la page que l’on consulte actuellement. Après, il est possible de mettre deux h1, un pour le logo, un pour le titre du post par exemple. Mais cela voudrait dire que le premier h1 (celui du logo) affiche “bbxdesign”, et l’autre affiche “Un h1 pour le logo ou pas ?”. Pourquoi pas, mais je trouve que le second a davantage de poids et de légitimité que le premier. Et étant donné que l’on jusqu’à 6 niveaux hiérarchiques, pourquoi ne pas en tirer profit ?

Les titres : une question d’ordre ou de poids ?

Si le h1 n’est pas le logo, il se peut (et c’est mon cas) que le h1 ne soit pas le premier élément de la page, mais arrive après le header et la navigation. Est-ce que c’est problématique ? Je ne pense pas. Le W3C ne précise rien à ce sujet. Il faudrait plutôt se poser la question si les titres (h1,h2,h3…) sont davantage une question d’ordre ou de poids ?

A première vue, c’est surtout une question d’ordre. On a d’abord un h1, puis un h2, puis un ou plusieurs h3, puis peut-être un autre h2 suivi d’autres h3… A ce propos, il est interdit de “sauter” un niveau hiérarchique. On ne passe pas d’un h1 à un h3 sans avoir de h2. Il faut voir les h1-h6 comme des chapitres d’un livre.

Users should order heading elements properly. For example, in HTML, H2 elements should follow H1 elements, H3 elements should follow H2 elements, etc. Content developers should not “skip” levels (e.g., H1 directly to H3).

Pour le W3C c’est une question d’ordre. Mais il m’arrive de ne pas suivre cette règle à la lettre. Par exemple, dans une sidebar structurée, je mets des <h3> et des <ul> parce que c’est le poids que je leur donne par rapport au contenu de la page. Et mon post a lui aussi des h3-h6. Par conséquent, l’ordre de mes titres dans mon code peut passer du h6 au h3. Et ce n’est pas spécifique à la sidebar. Ca peut arriver lorsqu’il y a plusieurs zones dans la page avec un contenu différent.

Les titres h1-h6 restent des éléments assez mal utilisés (par moi d’abord), sans doute par manque de précisions de la part du W3C. En même temps, c’est peut-être têtu de s’obstiner autant. Parce qu’en ayant d’un côté le W3C (avec les soucis de standardisation et d’accessibilité) et de l’autre les moteurs de recherche (qui analysent minitieusement notre code), couplés à un flou autour de la définition de l’utilisation des titres, on se demande parfois si la solution est unique.

Billet

Le temps d’intégration

Je me suis posé la question de savoir combien était divisé mon temps pendant que j’intégrais. J’ai divisé en 5 parties ce temps (peut-être en oubliant des parties) et évalué grossièrement leur répartition. Je suis arrivé à ce graphique :

bbx-temps-d-integration

HTML : vers davantage de modularité

Je code toujours en XHTML 1.0 Strict, et ça m’a évité pas mal de problème de Quirksmode je me rends compte. J’utilise au maximum les balises sémantiques <p>,<ul>,<label>,<hn>,<strong>… mais je suis de moins en moins réticent à multiplier les <div> et <span>. D’un côté, c’est cool d’éviter la divite, c’est joli, c’est léger. Mais en pratique, et surtout pour les gros sites, il faut être très spécifique quant aux styles à appliquer à certains éléments. Donc je rajoute une ou deux div par ci par là pour améliorer ma productivité et surtout la flexibilité du code. Ca facilite grandement la différenciation. Et ça permet surtout de prévoir d’eventuelles évolutions de fonctionnalités, et avoir une approche plus modulaire.

A force de prôner la séparation HTML (contenu) / CSS (mise en page), on a peur de modifier le HTML, comme si c’était devenu interdit voire impossible. Je me dis que les développeurs ne sont pas bien méchants et que l’on peut leur demander des modifs HTML, avoir plusieurs classes sur un même élément au lieu de répéter son code CSS pour pas grand chose (voir plus bas).

CSS : une seule css, un reset et de moins en moins de contextualisation

C’est évidemment très lié au HTML utilisé. Depuis quelques temps, je me suis fait un fichier reset.css qui utilise le Reset CSS de Yahoo! . Par contre, ce n’est pas un fichier que j’importe à chaque fois mais un code que je copie-colle en créant ma CSS. Parce que oui, je préfère garder une seule CSS pour tout le site. Niveau lisibilité, je n’ai pas trop de problème à utiliser un seul fichier parce que j’écris chaque sélecteur CSS sur une seule ligne. Niveau productivité, répartir des propriétés sur plusieurs CSS c’est passer beaucoup de temps de l’une à l’autre, trouver où se trouve ce sélecteur, éviter les conflits… J’évite. Et le seul vrai avantage d’avoir plusieurs CSS, c’est d’en appeler certaines dans certains cas, et d’autres dans les autres cas. Je préfère mettre une class au body pour différencier les pages, c’est beaucoup mieux.

Les exceptions pour utiliser plusieurs CSS sont : un fichier pour ie6, un fichier par couleur (si il y a des thèmes par couleur) et un fichier pour le print.

Je fais encore pas mal de contextualisation (ex: .bloc table tbody td.direction ) parce que ça permet d’éviter les conflits. + de contextualisation = – de classes à créer

Appliquer le même style à des éléments HTML différents

Il y aussi le cas où vous voulez que plusieurs éléments HTML aient les mêmes propriétés CSS Dans ce cas, il y 3 choix :

  • copier-coller les mêmes propriétés pour la nouvelle classe (bouh, pas bien!)
    .maclasse { propriétés identiques }
    .monautrelement { propriétés identiques }
    .montroisieme { propriétés identiques }
  • mettre les éléments qui ont les mêmes propriétés à la suite
    .maclasse, .monautreelement, .montroisieme { propriétés identiques }
  • créer une nouvelle classe et rajouter cette classe dans le HTML
    .manouvelleclasse { propriétés identiques }

La première méthode est à éviter : si on veut changer une propriété (ex: la couleur d’une bordure), il faut le changer autant de fois que l’on a copié-collé.
La deuxième méthode est la plus propre : le HTML reste relativement léger (= non alourdi de classes) mais la CSS est plus longue à maintenir. C’est ce que je faisais avant.
La troisième méthode est plus “modulaire” je dirais. Un élément HTML aura par exemple : class=”.maclasse .manouvelleclasse”. On rajoute donc une classe aux éléments qui ont le même style. Mmmh. Est-ce que c’est bien ? Est-ce que l’on sépare bien la mise en page du contenu ? Plus ou moins je dirais. En fait, dans le HTML, on ajoute la classe à tous les éléments qui doivent appraître de la même façon. Et si on veut plus qu’un élément n’aie plus ces propriétés ? Il faut supprimer la classe dans le code HTML. Ah. C’est pas bien. On ne devrait plus avoir à toucher au code HTML. En théorie, c’est vrai. Mais en pratique, c’est, d’une part, très rare de vouloir changer le style d’un seul élément, et d’autre part, pourquoi n’aurait pas-t-on le droit de modifier le HTML ? Une fois livré, on ne peut plus rien faire (voir § sur le HTML) ?

Je dois préciser une chose importante : cette méthode modulaire, je l’utilise surtout pour les blocs et les gros éléments, pour les éléments qui structurent et divisent l’affichage. Il faudrait que j’envisage de faire un article avec des exemples plus éloquents. 🙂

IE6 : 40% de perte de temps

J’ai déjà parlé de ce que l’on pourrait faire si IE6 n’existait plus. En fait, rendre un site compatible IE6, c’est du débuggage pur et simple. On doit utiliser des overflow:hidden, position:relative, display:inline… pour aucune raison valable si ce n’est faire plaisir aux internautes du siècle dernier (ou presque). Sans compter tout ce que l’on est privé de faire. Bref, une calamité.

Nommer les class/id

Dans mon souci d’avoir un code lisible, pour moi et ceux qui retoucheront aux CSS, j’essaye d’avoir des noms de class/id simples mais efficaces. Simple, ça veut dire court. Avec 4 lettres, on peut faire pas mal de choses : .bloc, .nav, .main, .side… J’ai par exemple remplacé .pagination par .page. Ou mettre .srv au lieu de .service. C’est pas très méchant et ça permet d’avoir une CSS bien plus lisible (surtout si l’on contextualise ET que l’on met tout sur une ligne).

Et si je passe autant de temps, c’est aussi pour éviter d’appeler un élément “grillade” par exemple (alors que ça n’a rien à voir avec un barbecue). J’ai vérifié, elle y est encore.

Découper les images

Dernier point : découper le PSD. On voit directement si un PSD est fait par quelqu’un qui sait intégrer ou pas. J’ai de la chance, c’est souvent le cas. Mais lorsque ça ne l’est pas, il faut voir les effets de dégradés, les superpositions, les ombres qui dépassent… qui n’ont l’air de rien graphiquement, mais qui sont une calamité à intégrer. D’ailleurs, c’est une calamité à cause d’IE6! Parce que pour IE6, il faut tout aplatir! L’ombre doit aller avec l’élement qui la fait ET avec l’élément où elle se projette. N’est-ce pas logique ? Et bien non. Vive les PNG. C’est tout.

Conclusion

J’ai essayé de faire un rapide panorama de ce que doit faire un intégrateur. On se rend compte que le grand ennemi reste IE6. Les 40% cités correspondent au temps de débuggage, mais je suis sûr qu’on peut gagner du temps dans les autres domaines (découpage, css, html) si il n’y avait pas IE6. J’ai peut-être oublié des éléments, je ne sais pas. Vous avez des idées ? Des remarques ? Des critiques ?

Billet

Les bonnes et mauvaises pratiques en web design

bonnes-et-mauvaises-pratiques-en-web-design

The do’s and don’ts of modern web design regroupe les bonnes pratiques (do’s) et les mauvaises pratiques (don’ts) en web design. A chaque fois, un lien est fourni vers un article expliquant pourquoi c’est une bonne ou mauvaise pratique.

Bonnes pratiques

Dans les do’s on trouve par exemple :

  • mettre les scripts en bas de page
  • utiliser la bonne Doctype
  • utiliser les sprites CSS (j’suis à moitié convaincu par celle-là)
  • valider son code (pratique pour le présent et le futur)
  • écrire de bons attributs class et id (je déteste les class=”blue” et autres class=”alignleft”)

Il faut dire qu’en l’occurence le conseil “Mix and match Classes” contredit un peu le “Write good class and id names” parce qu’il crée une classe “bordered” (bouh pas bien). Mais dans l’ensemble ça reste cohérent.

Mauvaise pratiques

Dans les don’ts (à éviter donc) on a par exemple :

  • souligner ce qui n’est pas un lien (j’en vois encore)
  • utiliser @import
  • mal écrire son text “alt” pour les images
  • forcer l’ouverture d’une fenêtre (laissez moi le choix bordel!)
  • utiliser les pixels pour le texte (ça dépend du design je dirais…)

Le site aurait du rajouter “oublier de faire un lien sur le logo du site”!

Billet

Comment réaliser un bon formulaire HTML

webformdesign_medDepuis longtemps, je suis le passionant travail de Luke Wrobleski, le Senior Director of Product Ideation & Design chez Yahoo. En gros, il design des interfaces web, et notamment les formulaires. Ca n’a l’air de rien, mais cet élément fondamental du web est souvent négligé. Il a sorti un livre : Web Form Design: Filling in the Blanks que j’aurais acheté si je bossais encore dans le e-commerce.

Luke a fait une conférence le mois dernier au MIX 09. Elle est disponible en vidéo et c’est à partir de celle là que je rédige ce post.

10 bonnes pratiques pour réaliser un formulaire

  1. Aller droit au but (Path to completion)
  2. Alignement des labels (Label alignment)
  3. Aide et astuces (Help & tips)
  4. Validation (Inline validation)
  5. Actions primaires et secondaires (Primary & Secondary actions)
  6. Actions en cours (Actions in progress)
  7. Erreurs (Errors)
  8. Input inutiles (Unnecessary inputs)
  9. Organisation du formulaire (Form organization)
  10. Engagement graduel (Gradual engagement)

Préambule

Les formulaires, c’est chiant. C’est une barrière entre l’internaute et le site, entre l’utilisateur et l’outil, entre le client et l’entreprise. Il y en a pour tout : pour acheter en ligne, pour participer à des forums, pour utiliser une appli web… C’est pourquoi il faut en tenir compte pour les rendre plus agréable à remplir.

Je livre ici un résumé de la vidéo précédemment citée.

1. Aller droit au but

Avant de remplir un formulaire, l’internaute doit avoir un aperçu de ce qui l’attend. Visuellement, la page doit pouvoir être scannée rapidement. Si il y a plusieurs pages, il faut notifier des différentes étapes (présent, passé, futur). Il faut qu’à tout moment, l’internaute sache où il en est et ce qui lui reste à faire.

Mauvais exemple :
aller-au-but-mauvais

Bon exemple :
aller-au-but-bien

2. Alignement des labels

Il y a 3 manières d’aligner les labels :

  • en haut de l’input : c’est le plus rapide à scanner mais ça prend de la place en hauteur. A utiliser uniquement sur des formulaires courts.
  • aligner à droite : à utiliser si l’hauteur de la page est limitée parce que le formulaire est long. L’association label/input est rapide parce que les deux sont visuellement proches. Le seul problème avec ce type d’alignement est l’internationalisation : la largeur des labels varient alors que dans la page cette largeur est fixe.
  • aligner à gauche : facilite la lecture des labels. C’est donc à utiliser si les labels sont compliqués. L’inconvénient est que l’association label/input est moins évidente.
3 manières daligner les labels pour 3 situations différentes

Cas particulier : les labels à l’intérieur des inputs

label-dans-input
Si on met le label à l’intérieur de l’input, il faut bien notifier que le contenu actuel ne fait pas partie de la réponse à donner. Si il y a marqué “Mettez votre nom ici…”, il faut éviter que ce contenu soit validé.
Aussi, en remplissant l’input, le label disparaît. Donc à utiliser avec précaution.

3. Aide et astuces

L’aide est utile :

  • lorsque les informations à donner sont compliquées
  • pour accompagner l’utilisateur dans sa démarche
  • pour notifier les données optionnelles
  • pour expliquer à l’internaute pourquoi telle information est demandée

Il faut faire attention à ne pas surcharger l’utilisateur d’informations.

Plusieurs manières d’aider l’utilisateur :

  • afficher une aide uniquement sur l’input que l’on est en train de remplir : ça permet d’éviter de surcharger la page en ne donnant qu’une aide sur l’élément actif
  • afficher une aide au clic ou au hover : une aide optionnelle si l’utilisateur est perdu
  • afficher une popup : si un texte long est indispensable pour bien expliquer
  • utiliser une zone fixe où l’aide change au fur et à mesure du formulaire : ça permet d’avoir une zone dédiée à l’aide que l’utilisateur consultera si besoin est
Le formulaire de Digg offre une aide au fur et à mesure que l'on remplit les inputs.

4. Validation

Avec de l’Ajax et des notifications visuelles, on peut aider l’utilisateur à remplir correctement le formulaire, et du mieux possible.

La validation en “live” permet :

  • de gagner du temps : l’internaute n’a pas besoin d’aller/retour, de recharger la page, de revenir sur les inputs déjà remplis… On ne passe qu’une seule fois à travers le processus.
  • de donner une réponse correcte : par exemple, si vous voulez une nouvelle adresse mail, vous savez que beaucoup de pseudos sont déjà pris. La validation en “live” permet de tester rapidement les pseudos qui sont disponibles.
  • de fournir la meilleure réponse : il y a souvent plusieurs réponses correctes possibles. L’exemple le plus évident est le choix du mot de passe. Il y a de plus en plus souvent une barre qui fournit la “puissance” du mot de passe. Plus il est compliqué, plus il est puissant. C’est à double-tranchant, parce qu’il faut se souvenir du mot de passe. Mais ça reste un conseil utile.
La barre de progression pour le mot de passe s'est très répandue.

5. Actions primaires et secondaires

Luke avait posté un excellent post sur la manière de placer et distinguer les actions primaires (“Valider”, “Confirmer”, “Suivant”…) des actions secondaires (“Annuler”, “Effacer”, “Retour”…). Il avait réalisé des tests utilisateurs en leur proposant 6 mises en forme différentes.

La meilleure solution est :

  • d’éviter les actions secondaires si elles sont inutiles (un “Reset” est très rarement utilisé par l’internaute)
  • de bien distinguer l’action secondaire (si il y en a une). Ca a pour conséquence de rallonger légèrement la durée de remplissage du formulaire mais l’internaute est content d’être averti des différents choix possibles.
  • d’aligner l’action principale avec les inputs. La grande majorité du temps, l’internaute n’a qu’une seule envie, c’est d’aller au but, et un bon alignement est primordial pour la vitesse.
La meilleure solution est de distinguer visuellement les deux actions possibles.

6. Actions en cours

Il y a parfois des actions qui demandent du temps, par exemple, lorsqu’on rentre un numéro de carte de crédit et que le formulaire demande à la banque si les informations données sont correctes.
Dans ce cas, pour éviter les erreurs, la meilleure solution est de désactiver temporairement la validation du formulaire, parce que justement, on ne peut pas valider tant que la réponse de la banque n’a pas été fournie. Si l’internaute clique par malheure sur le bouton, il risque de compromettre la validation du formulaire et d’avoir à tout recommencer.

C’est le cas typique de la case à cocher “J’accepte les condtions de service”, qui est généralement décochée. L’internaute clique sur “valider” mais ça ne marche pas.

7. Erreurs

Les erreurs de formulaire dûes à des informations erronées données par l’internaute sont le principal obstacle à la validation du formulaire. Tant qu’il y a des erreurs, on ne peut terminer la validation. L’important est de notifier ces erreurs, et d’informer l’internaute.

Pour bien notifier l’erreur, il faut :

  • visuellement la marquer : en un coup d’oeil, l’internaute doit comprendre qu’il y a une erreur, et
  • expliquer comment corriger l’erreur : si les informations données n’étaient pas bonnes, c’est que l’aide (si il y en avait une), n’a pas marché. A ce moment là, il n’y a plus d’alternative : il faut expliquer clairement comment résoudre le problème.
  • doubler l’affichage : je me répète mais pour bien marquer l’erreur il faut une couleur différente, une taille de police différente (pour les déficients visuels qui ne voient pas les différences de couleur) et une icône
N'oubliez pas les déficients visuels : il faut non seulement une différence de couleur mais aussi une différence dans la police. Une icône est un plus.

8. Inputs inutiles

Il y a souvent des inputs inutiles dans un formulaire. Par exemple, il arrive souvent à l’inscription d’un site que ce dernier vous demande toutes vos informations : nom, prénom, adresse, sites préférés, hobbies, comment avez-vous connu le site, votre revenu annuel… alors que l’essentiel pour utiliser le site ne réside que dans le nom et l’email.
On voit ça souvent dans les sites communautaires (un forum par exemple) où on demande implicitement à l’inscription de remplir la page de profil alors qu’il est parfaitement possible de s’en occuper plus tard. “Pour l’instant, je veux juste poster ma question sur le forum. Je remplirai mes informations personnelles après”.

Si il est possible de retirer des inputs, il faut le faire.

9. Organisation du formulaire

Avant de s’attaquer à la création d’un formulaire, il faut se focaliser sur ces points :

  • objectif du formulaire : il faut bien se concentrer sur la raison même d’exister du formulaire, et ne pas s’en écarter.
  • questions à poser : un certains nombre d’informations sont indispensables, d’autres ne le sont pas.
  • discuter avec l’internaute : un bon vocabulaire peut aider l’internaute. Etre concis et naturel dans son langage est un plus.
  • songer à diviser le formulaire en plusieurs sections/pages, si les inputs peuvent être regroupés par thème (une section sur le nom/prénom/adresse, une sur le pseudo/mot de passe, une sur les infos bancaires…)
Ecrire "Day/Year" plutôt que "dd/yyyy" est bien plus naturel et compréhensible.

Le site Huffduffer propose un formulaire imbriqué dans une phrase.

10. Engagement progressif

Le but ultime d’un formulaire est de pouvoir s’en passer. Si un internaute peut commencer à utiliser un service web sans avoir à s’inscrire, alors il sera beaucoup moins réticent à s’inscrire par la suite. “Tiens, je n’ai pas besoin de m’inscrire pour tester cette appli.” Et quelques minutes de test plus tard : “Ah c’est vraiment super! Je m’inscris tout de suite!”

En arrivant sur netvibes, on peut déjà customiser sa page sans avoir à s'inscrire au préalable.

Si une inscription est inévitable, il faut faire en sorte de la rendre la moins laborieuse possible.

Par exemple, si je veux créer un blog :

  • sur Tumblr : je remplis 3 champs et c’est parti!
  • sur Blogger : j’ai 3 pages entières à remplir (créer un compte, nommer le blog, choisir un modèle… je le ferais après!)
Je veux juste créer un blog. Pourquoi remplir 3 pages alors que je n'ai que besoin de remplir 3 champs ?

Conclusion

Les formulaires resteront toujours un obstacle entre un site et l’internaute. Il faut à tout prix les raccourcir, jusqu’à les supprimer! Le plus gratifiant dans l’expérience que l’on a d’un service web c’est lorsque l’utilisation est instantanée. Il n’y a pas délai entre le moment où l’on arrive sur un site et le moment où l’on commence à s’en servir. L’inscription s’avère alors une formalité.

Est-ce qu’un bon formulaire peut faire gagner de l’argent ? Oui! Rappelez-vous le bouton à 300 millions de dollars : l’internaute n’était plus invité à “S’inscrire” mais plutôt à “Continuer” ses achats. Ce formulaire avait été redesigné par Luke Wroblewski lui-même.

Je vous invite donc fortement à regarder cette passionante et sympathique vidéo remplie d’exemples intéressants et drôles.

Billet

Forcer le retour à la ligne en CSS

Je ne connaissais pas cette astuce et j’en avais besoin pour mon tout récent blog 29minparjour.com où je poste beaucoup de code dans des balises <pre>.

Syntaxhighlighter ? Pas une solution pour moi.

Au début, je voulais utiliser le syntaxhighlighter (très connu et très utilisé) mais je n’aimais pas avoir à spécifier à chaque fois dans le html que tel bloc devait être stylé, et dans quel language. De plus, le code à insérer (name=”code”) n’est pas valide…

J’avoue que le rendu est élégant (sauf avec la version 2.0, la dernière en date). D’ailleurs, Viget Labs avait amélioré le JS en permettant d’agrandir la fenêtre au survol. Une belle amélioration.

Malgré tout, c’était au niveau HTML que je trouvais ça laborieux. Je voulais quelque chose de tout simple.

CSS, aide-moi!

Je voulais juste un simple retour à la ligne pour éviter que les balises <pre> ne dépassent en largeur. J’ai trouvé ça sur le site de Tyler Longren :

pre {
 white-space: pre-wrap;       /* css-3 */
 white-space: -moz-pre-wrap;  /* Mozilla, since 1999 */
 white-space: -pre-wrap;      /* Opera 4-6 */
 white-space: -o-pre-wrap;    /* Opera 7 */
 word-wrap: break-word;       /* Internet Explorer 5.5+ */
}

Ca fonctionne sous FF 3 et IE6. Le comble étant que le reste du site est un encore un peu cassé sous IE6… (soupir)…

Billet

17 navigateurs Windows sous Mac

Si vous êtes un web designer sous Mac (le cliché) et que vous voulez tester la compatibilité de vos sites sur les navigateurs Windows, voici l’outil qu’il vous faut : Alkaline.
Vous n’avez pas besoin d’avoir une licence Windows ou une machine virtuelle.

Ce service est gratuit pour Internet Explorer 7 et Firefox 2. Pour les autres navigateurs, il faut s’abonner, et ça devient moins avantageux. Mais ça peut toujours dépanner.

Sachez qu’Alkaline peut être installé en plugin pour Coda ou TextMate.

Billet

Des menus CSS gratuits et compatibles partout

Si vous désirez créer un menu avec des <ul> et des CSS, voici le site qu’il vous faut : CSS Menus. Il regorge de plusieurs types de menus (horizontal, vertical, déroulant…) et les proposent même en téléchargement gratuit. Accessoirement, ce site constitue un bon moyen d’apprendre à créer des menus soi-même.

css-menus