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Les bonnes et mauvaises pratiques en web design

Billet

bonnes-et-mauvaises-pratiques-en-web-design

The do’s and don’ts of modern web design regroupe les bonnes pratiques (do’s) et les mauvaises pratiques (don’ts) en web design. A chaque fois, un lien est fourni vers un article expliquant pourquoi c’est une bonne ou mauvaise pratique.

Bonnes pratiques

Dans les do’s on trouve par exemple :

  • mettre les scripts en bas de page
  • utiliser la bonne Doctype
  • utiliser les sprites CSS (j’suis à moitié convaincu par celle-là)
  • valider son code (pratique pour le présent et le futur)
  • écrire de bons attributs class et id (je déteste les class=”blue” et autres class=”alignleft”)

Il faut dire qu’en l’occurence le conseil “Mix and match Classes” contredit un peu le “Write good class and id names” parce qu’il crée une classe “bordered” (bouh pas bien). Mais dans l’ensemble ça reste cohérent.

Mauvaise pratiques

Dans les don’ts (à éviter donc) on a par exemple :

  • souligner ce qui n’est pas un lien (j’en vois encore)
  • utiliser @import
  • mal écrire son text “alt” pour les images
  • forcer l’ouverture d’une fenêtre (laissez moi le choix bordel!)
  • utiliser les pixels pour le texte (ça dépend du design je dirais…)

Le site aurait du rajouter “oublier de faire un lien sur le logo du site”!

Comment réaliser un bon formulaire HTML

Billet

webformdesign_medDepuis longtemps, je suis le passionant travail de Luke Wrobleski, le Senior Director of Product Ideation & Design chez Yahoo. En gros, il design des interfaces web, et notamment les formulaires. Ca n’a l’air de rien, mais cet élément fondamental du web est souvent négligé. Il a sorti un livre : Web Form Design: Filling in the Blanks que j’aurais acheté si je bossais encore dans le e-commerce.

Luke a fait une conférence le mois dernier au MIX 09. Elle est disponible en vidéo et c’est à partir de celle là que je rédige ce post.

10 bonnes pratiques pour réaliser un formulaire

  1. Aller droit au but (Path to completion)
  2. Alignement des labels (Label alignment)
  3. Aide et astuces (Help & tips)
  4. Validation (Inline validation)
  5. Actions primaires et secondaires (Primary & Secondary actions)
  6. Actions en cours (Actions in progress)
  7. Erreurs (Errors)
  8. Input inutiles (Unnecessary inputs)
  9. Organisation du formulaire (Form organization)
  10. Engagement graduel (Gradual engagement)

Préambule

Les formulaires, c’est chiant. C’est une barrière entre l’internaute et le site, entre l’utilisateur et l’outil, entre le client et l’entreprise. Il y en a pour tout : pour acheter en ligne, pour participer à des forums, pour utiliser une appli web… C’est pourquoi il faut en tenir compte pour les rendre plus agréable à remplir.

Je livre ici un résumé de la vidéo précédemment citée.

1. Aller droit au but

Avant de remplir un formulaire, l’internaute doit avoir un aperçu de ce qui l’attend. Visuellement, la page doit pouvoir être scannée rapidement. Si il y a plusieurs pages, il faut notifier des différentes étapes (présent, passé, futur). Il faut qu’à tout moment, l’internaute sache où il en est et ce qui lui reste à faire.

Mauvais exemple :
aller-au-but-mauvais

Bon exemple :
aller-au-but-bien

2. Alignement des labels

Il y a 3 manières d’aligner les labels :

  • en haut de l’input : c’est le plus rapide à scanner mais ça prend de la place en hauteur. A utiliser uniquement sur des formulaires courts.
  • aligner à droite : à utiliser si l’hauteur de la page est limitée parce que le formulaire est long. L’association label/input est rapide parce que les deux sont visuellement proches. Le seul problème avec ce type d’alignement est l’internationalisation : la largeur des labels varient alors que dans la page cette largeur est fixe.
  • aligner à gauche : facilite la lecture des labels. C’est donc à utiliser si les labels sont compliqués. L’inconvénient est que l’association label/input est moins évidente.
3 manières daligner les labels pour 3 situations différentes

3 manières d'aligner les labels pour 3 situations différentes

Cas particulier : les labels à l’intérieur des inputs

label-dans-input
Si on met le label à l’intérieur de l’input, il faut bien notifier que le contenu actuel ne fait pas partie de la réponse à donner. Si il y a marqué “Mettez votre nom ici…”, il faut éviter que ce contenu soit validé.
Aussi, en remplissant l’input, le label disparaît. Donc à utiliser avec précaution.

3. Aide et astuces

L’aide est utile :

  • lorsque les informations à donner sont compliquées
  • pour accompagner l’utilisateur dans sa démarche
  • pour notifier les données optionnelles
  • pour expliquer à l’internaute pourquoi telle information est demandée

Il faut faire attention à ne pas surcharger l’utilisateur d’informations.

Plusieurs manières d’aider l’utilisateur :

  • afficher une aide uniquement sur l’input que l’on est en train de remplir : ça permet d’éviter de surcharger la page en ne donnant qu’une aide sur l’élément actif
  • afficher une aide au clic ou au hover : une aide optionnelle si l’utilisateur est perdu
  • afficher une popup : si un texte long est indispensable pour bien expliquer
  • utiliser une zone fixe où l’aide change au fur et à mesure du formulaire : ça permet d’avoir une zone dédiée à l’aide que l’utilisateur consultera si besoin est
Le formulaire de Digg offre une aide au fur et à mesure que l'on remplit les inputs.

Le formulaire de Digg offre une aide au fur et à mesure que l'on remplit les inputs.

4. Validation

Avec de l’Ajax et des notifications visuelles, on peut aider l’utilisateur à remplir correctement le formulaire, et du mieux possible.

La validation en “live” permet :

  • de gagner du temps : l’internaute n’a pas besoin d’aller/retour, de recharger la page, de revenir sur les inputs déjà remplis… On ne passe qu’une seule fois à travers le processus.
  • de donner une réponse correcte : par exemple, si vous voulez une nouvelle adresse mail, vous savez que beaucoup de pseudos sont déjà pris. La validation en “live” permet de tester rapidement les pseudos qui sont disponibles.
  • de fournir la meilleure réponse : il y a souvent plusieurs réponses correctes possibles. L’exemple le plus évident est le choix du mot de passe. Il y a de plus en plus souvent une barre qui fournit la “puissance” du mot de passe. Plus il est compliqué, plus il est puissant. C’est à double-tranchant, parce qu’il faut se souvenir du mot de passe. Mais ça reste un conseil utile.
La barre de progression pour le mot de passe s'est très répandue.

La barre de progression pour le mot de passe s'est très répandue.

5. Actions primaires et secondaires

Luke avait posté un excellent post sur la manière de placer et distinguer les actions primaires (“Valider”, “Confirmer”, “Suivant”…) des actions secondaires (“Annuler”, “Effacer”, “Retour”…). Il avait réalisé des tests utilisateurs en leur proposant 6 mises en forme différentes.

La meilleure solution est :

  • d’éviter les actions secondaires si elles sont inutiles (un “Reset” est très rarement utilisé par l’internaute)
  • de bien distinguer l’action secondaire (si il y en a une). Ca a pour conséquence de rallonger légèrement la durée de remplissage du formulaire mais l’internaute est content d’être averti des différents choix possibles.
  • d’aligner l’action principale avec les inputs. La grande majorité du temps, l’internaute n’a qu’une seule envie, c’est d’aller au but, et un bon alignement est primordial pour la vitesse.
La meilleure solution est de distinguer visuellement les deux actions possibles.

La meilleure solution est de distinguer visuellement les deux actions possibles et d'aligner l'action principale à gauche.

6. Actions en cours

Il y a parfois des actions qui demandent du temps, par exemple, lorsqu’on rentre un numéro de carte de crédit et que le formulaire demande à la banque si les informations données sont correctes.
Dans ce cas, pour éviter les erreurs, la meilleure solution est de désactiver temporairement la validation du formulaire, parce que justement, on ne peut pas valider tant que la réponse de la banque n’a pas été fournie. Si l’internaute clique par malheure sur le bouton, il risque de compromettre la validation du formulaire et d’avoir à tout recommencer.

C’est le cas typique de la case à cocher “J’accepte les condtions de service”, qui est généralement décochée. L’internaute clique sur “valider” mais ça ne marche pas.

7. Erreurs

Les erreurs de formulaire dûes à des informations erronées données par l’internaute sont le principal obstacle à la validation du formulaire. Tant qu’il y a des erreurs, on ne peut terminer la validation. L’important est de notifier ces erreurs, et d’informer l’internaute.

Pour bien notifier l’erreur, il faut :

  • visuellement la marquer : en un coup d’oeil, l’internaute doit comprendre qu’il y a une erreur, et
  • expliquer comment corriger l’erreur : si les informations données n’étaient pas bonnes, c’est que l’aide (si il y en avait une), n’a pas marché. A ce moment là, il n’y a plus d’alternative : il faut expliquer clairement comment résoudre le problème.
  • doubler l’affichage : je me répète mais pour bien marquer l’erreur il faut une couleur différente, une taille de police différente (pour les déficients visuels qui ne voient pas les différences de couleur) et une icône
N'oubliez pas les déficients visuels : il faut non seulement une différence de couleur mais aussi une différence dans la police. Une icône est un plus.

N'oubliez pas les déficients visuels : il faut non seulement une différence de couleur mais aussi une différence dans la police. Une icône est un plus.

8. Inputs inutiles

Il y a souvent des inputs inutiles dans un formulaire. Par exemple, il arrive souvent à l’inscription d’un site que ce dernier vous demande toutes vos informations : nom, prénom, adresse, sites préférés, hobbies, comment avez-vous connu le site, votre revenu annuel… alors que l’essentiel pour utiliser le site ne réside que dans le nom et l’email.
On voit ça souvent dans les sites communautaires (un forum par exemple) où on demande implicitement à l’inscription de remplir la page de profil alors qu’il est parfaitement possible de s’en occuper plus tard. “Pour l’instant, je veux juste poster ma question sur le forum. Je remplirai mes informations personnelles après”.

Si il est possible de retirer des inputs, il faut le faire.

9. Organisation du formulaire

Avant de s’attaquer à la création d’un formulaire, il faut se focaliser sur ces points :

  • objectif du formulaire : il faut bien se concentrer sur la raison même d’exister du formulaire, et ne pas s’en écarter.
  • questions à poser : un certains nombre d’informations sont indispensables, d’autres ne le sont pas.
  • discuter avec l’internaute : un bon vocabulaire peut aider l’internaute. Etre concis et naturel dans son langage est un plus.
  • songer à diviser le formulaire en plusieurs sections/pages, si les inputs peuvent être regroupés par thème (une section sur le nom/prénom/adresse, une sur le pseudo/mot de passe, une sur les infos bancaires…)
Ecrire "Day/Year" plutôt que "dd/yyyy" est bien plus naturel et compréhensible.

Ecrire "Day/Year" plutôt que "dd/yyyy" est bien plus naturel et compréhensible.

Le site Huffduffer propose un formulaire imbriqué dans une phrase.

10. Engagement progressif

Le but ultime d’un formulaire est de pouvoir s’en passer. Si un internaute peut commencer à utiliser un service web sans avoir à s’inscrire, alors il sera beaucoup moins réticent à s’inscrire par la suite. “Tiens, je n’ai pas besoin de m’inscrire pour tester cette appli.” Et quelques minutes de test plus tard : “Ah c’est vraiment super! Je m’inscris tout de suite!”

En arrivant sur netvibes, on peut déjà customiser sa page sans avoir à s'inscrire au préalable.

En arrivant sur netvibes, on peut déjà customiser sa page sans avoir à s'inscrire au préalable.

Si une inscription est inévitable, il faut faire en sorte de la rendre la moins laborieuse possible.

Par exemple, si je veux créer un blog :

  • sur Tumblr : je remplis 3 champs et c’est parti!
  • sur Blogger : j’ai 3 pages entières à remplir (créer un compte, nommer le blog, choisir un modèle… je le ferais après!)
Je veux juste créer un blog. Pourquoi remplir 3 pages alors que je n'ai que besoin de remplir 3 champs ?

Je veux juste créer un blog. Pourquoi remplir 3 pages alors que je n'ai que besoin de remplir 3 champs ?

Conclusion

Les formulaires resteront toujours un obstacle entre un site et l’internaute. Il faut à tout prix les raccourcir, jusqu’à les supprimer! Le plus gratifiant dans l’expérience que l’on a d’un service web c’est lorsque l’utilisation est instantanée. Il n’y a pas délai entre le moment où l’on arrive sur un site et le moment où l’on commence à s’en servir. L’inscription s’avère alors une formalité.

Est-ce qu’un bon formulaire peut faire gagner de l’argent ? Oui! Rappelez-vous le bouton à 300 millions de dollars : l’internaute n’était plus invité à “S’inscrire” mais plutôt à “Continuer” ses achats. Ce formulaire avait été redesigné par Luke Wroblewski lui-même.

Je vous invite donc fortement à regarder cette passionante et sympathique vidéo remplie d’exemples intéressants et drôles.

Forcer le retour à la ligne en CSS

Billet

Je ne connaissais pas cette astuce et j’en avais besoin pour mon tout récent blog 29minparjour.com où je poste beaucoup de code dans des balises <pre>.

Syntaxhighlighter ? Pas une solution pour moi.

Au début, je voulais utiliser le syntaxhighlighter (très connu et très utilisé) mais je n’aimais pas avoir à spécifier à chaque fois dans le html que tel bloc devait être stylé, et dans quel language. De plus, le code à insérer (name=”code”) n’est pas valide…

J’avoue que le rendu est élégant (sauf avec la version 2.0, la dernière en date). D’ailleurs, Viget Labs avait amélioré le JS en permettant d’agrandir la fenêtre au survol. Une belle amélioration.

Malgré tout, c’était au niveau HTML que je trouvais ça laborieux. Je voulais quelque chose de tout simple.

CSS, aide-moi!

Je voulais juste un simple retour à la ligne pour éviter que les balises <pre> ne dépassent en largeur. J’ai trouvé ça sur le site de Tyler Longren :

pre {
 white-space: pre-wrap;       /* css-3 */
 white-space: -moz-pre-wrap;  /* Mozilla, since 1999 */
 white-space: -pre-wrap;      /* Opera 4-6 */
 white-space: -o-pre-wrap;    /* Opera 7 */
 word-wrap: break-word;       /* Internet Explorer 5.5+ */
}

Ca fonctionne sous FF 3 et IE6. Le comble étant que le reste du site est un encore un peu cassé sous IE6… (soupir)…

17 navigateurs Windows sous Mac

Billet

Si vous êtes un web designer sous Mac (le cliché) et que vous voulez tester la compatibilité de vos sites sur les navigateurs Windows, voici l’outil qu’il vous faut : Alkaline.
Vous n’avez pas besoin d’avoir une licence Windows ou une machine virtuelle.

Ce service est gratuit pour Internet Explorer 7 et Firefox 2. Pour les autres navigateurs, il faut s’abonner, et ça devient moins avantageux. Mais ça peut toujours dépanner.

Sachez qu’Alkaline peut être installé en plugin pour Coda ou TextMate.

Des menus CSS gratuits et compatibles partout

Billet

Si vous désirez créer un menu avec des <ul> et des CSS, voici le site qu’il vous faut : CSS Menus. Il regorge de plusieurs types de menus (horizontal, vertical, déroulant…) et les proposent même en téléchargement gratuit. Accessoirement, ce site constitue un bon moyen d’apprendre à créer des menus soi-même.

css-menus

Le bouton à 300 millions de dollars

Billet

Vous savez sans doute que le bouton de Google “J’ai de la chance” leur coûte $110 millions par an ? Et bien, un autre bouton lui vole la vedette! Je vous présente le bouton qui vaut 300 millions de dollars!

Ca se passe en 2004. Il s’agit d’un redesign très léger dans le processus d’achat d’un site de e-commerce. Les deux acteurs sont Best Buy et Luke Wroblewski (Interface Designer dont le blog est excellent).

Un problème de formulaire

Le problème : beaucoup d’internautes ont du mal à finaliser leurs achast à cause du formulaire qui apparaît en début de processus. Ce formulaire consiste en 5 éléments:

  • 2 champs : Email et Mot de passe
  • 2 boutons : Se connecter et S’inscrire
  • 1 lien : Mot de passe oublié

Tout le monde avait des problèmes :

  • les nouveaux arrivants étaient réticents quant à l’idée d’avoir à s’inscrire avant de faire quoique ce soit
  • certains nouveaux arrivants ne savaient pas si ils étaient déjà venus auparavant et tentaient de se connecter avec leur adresse mail
  • même les habitués avaient du mal à se souvenir de leurs informations

Le formulaire, qui était là pour aider les gens (parce qu’il permettait de garder ses infos si on revenait régulièrement), était au final un obstacle à l’achat.

Une solution toute simple

La solution s’est avérée être particulièrement simple (du moins, dans son application) : le bouton “S’inscrire” a été remplacé par un bouton “Continuer” suivi d’un message.

Vous n’avez pas besoin de créer un compte pour faire des achats sur notre site. Cliquez simplement sur “Continuer” pour accéder au paiement. Pour accélérer vos achats futurs, vous pouvez créer un compte pendant le processus de paiement.

BAM! $300 millions de gagnés.

Le rendu de texte sous Safari

Billet

Si l’on considère que le web design, c’est à 95% de la typographie (et c’est sans doute grandement vrai), le moteur de rendu du texte d’un navigateur devient un élément primordial dans le choix de ce dernier. Dans les navigateurs les plus répandus, il en existe un qui se démarque particulièrement dans ce domaine : Safari (que ce soit sous Windows ou Mac).
Lire la suite →

L’art du management dans le monde du web

Billet

Le web est un domaine professionnel récent. Je ne songe pas aux entreprises qui utilisent le web au quotidien dans leur processus de production. Je pense plutôt aux entreprises qui existent (uniquement) grâce au web : les agences, les sites de e-commerce, les éditeurs d’applications web…

Parce que cet univers est jeune et en perpétuelle évolution, ses acteurs doivent s’entourer d’une population dynamique et innovante, qui a non seulement grandi avec cette révolution numérique, mais veut avant tout en faire partie. C’est une catégorie de salariés peu agée et peu expérimentée dans le monde de l’entreprise, mais à qui il faut faire confiance parce qu’elle déborde d’idées et possède un désir créatif très prolifique. Le web est loin d’avoir atteint son adolescence et son avenir est tellement gigantesque qu’il faut laisser libre cours à la recherche et aux expérimentations qui se révèleront être demain des standards. L’inspiration existe à tous les niveaux d’une hiérarchie.

Il faut éviter de se considérer comme ayant atteint un état de stabilité et de maturité invariable parce que la course à la première place est permanente. Il n’existe pas de risque à prendre mais uniquement des opportunités à saisir. Rien n’est déjà tracé : il faut dessiner sa propre route.

Cette quasi-obligation de progression est parfaitement compatible avec le monde du web, où les contraintes physiques (notamment logistiques) sont souvent insignifiantes. La scalabilité de la production est rudimentaire. L’exemple le plus évident qui me vient à l’esprit est 37signals qui a su exploser sur le marché sans pour autant décupler son effectif. La clé de la réussite d’une telle politique réside sans doute dans une organisation multi-latérale où aucune entité de l’entreprise ne voit son travail dévalorisé, mais au contraire se retrouve incité à s’impliquer activement (et au départ à titre individuel) à la réussite de l’ensemble de la société.

When you’re hiring, seek out people who are managers of one.

Transformer IE6 en IE7 avec un JavaScript

Billet

Hier je suis tombé sur un post très surprenant : une librairie JavaScript qui fait fonctionner IE6 comme IE7.

Il s’agit d’un JS à implanter sur son site et qui (si le JS est actif chez le client) fixe les divers problèmes HTML et CSS de IE6. En gros, plus de problème de :

  • PNG
  • Margin
  • Pseudo-classes (hover notamment)
  • Positionnement

Je l’ai implanté sur mon site, mais n’ayant pas d’IE6 sous la main, je n’ai pas pu vérifier la performance du JS. Si un passant encore sous IE6 pouvait me le dire, ça serait sympa. Comment vérifier ? C’est simple : mon site est cassé sous IE6 (parce qu’il est bien codé ;) ) et ne le serait pas a priori avec ce JS.

“It sounds to good to be true, right?”

Comme le dit le site lui-même, ça semble trop étonnant pour être vrai. Les heures passées à régler les innombrables bugs d’IE6 seraient de l’histoire ancienne ? Cela voudrait dire aussi que l’excellent Position Is Everything ne serait plus indispensable ?

La réponse est : attendons de voir. Ce JS est relativement passé inaperçu donc je ne sais pas ce qu’il vaut exactement. Mais ça reste un grand espoir pour les web designers hostiles à ce fossile qu’est IE6.

Faut-il arrêter de coder pour Internet Explorer 6 ?

Billet

Tombe IE6

Ce débat est récurrent dans le temps parce qu’encore aujourd’hui, beaucoup d’intégrateurs s’efforcent de faire marcher leur site (ou ceux de leurs clients) sur IE6. Je ne suis pas le seul (français en tout cas) à réfléchir à ce problème, voire à y répondre carrément en proposant 5 raisons d’arrêter de coder pour IE6.

L’état des lieux

Internet Explorer 6 a globalement une part de marché de 36%. J’utilise TheCounter.com comme référence parce que d’autres sites (comme w3schools ou webreference) ne prennent en compte que leur propre traffic. Ce n’est que depuis février dernier que IE7 est passé devant IE6.

IE6 est sorti en 2001, et sa dernière grosse MAJ date de 2004. Le web étant ce qu’il est en terme de rapidité, IE6 est technologiquement dépassé depuis quelques années. Mais il reste encore très populaire parce qu’il est installé par défaut sur Windows XP.

Le logiciel est tellement buggé que cette page de résolution des bugs est (malheureusement) devenue une référence incontournable : Explorer Exposed.

La concurrence

Etant donné le succès très mitigé de Windows Vista, Internet Explorer 7 a des difficultés à se répandre, malgré le fait qu’il soit, contrairement à son prédécesseur, disponible en téléchargement gratuit.

Chez la concurrence externe à Microsoft, on trouve :

  • Firefox : populaire chez les web developers et chez les jeunes
  • Safari : populaire chez les Mac users
  • Google Chrome : très récent et relativement peu populaire (sans compter le buzz à sa sortie)
  • Opera : une perle malheureusement très inconnue du grand public

Aucun de ces logiciels ne peut néanmoins exploser au niveau du grand public, cette part de marché, grandissante, novice et à ne surtout pas négliger.

Pourquoi continuer à coder pour IE6

Pour le grand public justement. On peut se poser la question “Mais qui est assez bête pour continuer à utiliser IE6 ?”, mais l’on serait peu respectueux du fait que la plupart des gens ne savent pas ce qu’est un navigateur web. Vous en connaissez surement autour de vous, et vous ne pouvez pas les considérer comme imbéciles pour autant.

N’oublions pas que Tim Berners-Lee (l’inventeur du Web) veut que le Web soit ouvert et accessible à tout le monde, quelle que soit la plate-forme utilisée. Cela passe bien sûr par les Standards du Web, mais il faut tenir compte des faits, c’est à dire la popularité d’IE6.

Une autre raison de coder pour IE6, ce sont les clients. Imaginez que vous fassiez un site pour un prestataire, mais en le prévenant : “Votre site marchera très bien, à part pour un tiers de vos visiteurs, pour qui le site sera totalement buggé.”
Et si il vous demande pourquoi, il sera difficile de lui dire “Parce que le site est parfaitement codé.”

La grand majorité des clients se contrefichent du code derrière un site, et se soucient uniquement du résultat, ce qui est totalement légitime. Ils veulent un site qui fonctionne. Point. D’ailleurs, certaines web agency m’étonnent en mettant en avant le fait qu’ils codent en respectant les standards, tel un argument marketing de premier plan. Leurs clients sont peut-être des développeurs purs et durs qui n’aiment pas intégrer, je ne sais pas, mais ça m’intrigue.

Pourquoi arrêter de coder pour IE6

La raison principale : le temps.
Pour ma part, cela prend 50% de mon temps de faire fonctionner un site sous IE6, ou devrais-je dire, de débugger mon site… C’est comme créer deux sites distincts. Il faudrait facturer cette rétro-compatibilité (parce que oui, je considère IE6 comme rétro) au prix fort.

Autre raison : ne pas avoir à se brider.
Il y a les incapacités d’IE6 (png, hover, position fixed…) et les difficultés d’IE6 (float, margin, alignement…). Avec l’arrivée prochaine des propriétés CSS 3 (border-radius, ombre portée, display table…), ça sera encore plus vrai.

Pour les utilisateurs
Si un internaute voit la plupart des sites buggés sur son ordinateur, il pensera peut-être que le problème ne vient pas des sites mais de son logiciel. Mais il faudrait une action commune et concertée des web developers pour arriver à changer les mentalités. Ca semble compliqué à l’échelle de la planète ? Il suffit que Google dise “Arrêtez de coder pour IE6″ et le monde changera.

Faire un choix

Je pense que le choix se fait au cas par cas. Par exemple, je n’ai pas testé mon blog sous IE6 parce que le temps m’en manque, et parce que le public visé (très vaguement) n’est surement pas grand utilisateur d’IE6.

Mais pour un client (une assocation par exemple), il faudra se plier à cette compatiblité, par respect des utilisateurs, même si, sans qu’ils le sachent, ces utilisateurs ne nous respectent pas. ;)

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