blog

Vestiges d’un CSS Guru

Billet

Pagination abusive et longues lectures : diviser pour mieux se goinfrer

J’ai toujours détesté la tendance à diviser un article en plusieurs pages, sans raison aucune.

Il arrive qu’une pagination peut éventuellement s’avérer pratique pour les longs articles (la vie du génial voleur Gérald Blanchard) ou pour les tests hardware (même s’ils peuvent tenir sur une page). Mais que ce soit gamasutra (3 pages pour une analyse de Zelda) ou College Humor (2 pages pour tous leurs articles, aussi courts soient-ils), l’abus est toujours proche.

La pagination pour décupler les stats

La palme revient au médiocre L’internaute.
Ce n’est pas un site que je visite mais sur lequel je tombe malheureusement dessus de temps en temps. J’ai remarqué que leurs articles et diaporamas sont quasiment toujours divisés en (au moins) 9 pages bidons :

VU/Vues l’homonymie qui sert bien. Le premier est forcément plus petit que le second. Mais on peut prononcer l’un pour suggérer l’autre…

La peur des distances

Une autre raison possible pour la mise en place d’une pagination sur les articles longs (+ de 1000 mots), est la crainte de faire fuir le visiteur. Ce visiteur, souvent pressé, jamais patient, adepte du multi-tasking (si peu productif), effrayé par un léger scroll qui n’atteindrait pas la fin de l’article…

Cette friction de la perspective d’une longue lecture est due à quoi ?

  • au média (le web, là où tout va vite, l’information aussi) ?
  • au support (un écran devant soi) ?
  • au format (du texte petit et trop peu isolé visuellement) ?
  • au contexte (trouver un long article, mais pas au moment opportun) ?

Il n’empêche que ce raccourcissement des articles n’est pas exclusif au web : la presse écrite y est adepte aussi.

Une demande croissante d’articles longs en ligne

Le site Longreads est né d’un désir croissant d’une partie des internautes à vouloir lire de longs articles justement. Leur longueur s’établit entre 1500 et 30 000 mots, soit plus long qu’un article classique mais moins qu’un livre.

Faciliter la lecture en la reportant

Si l’on a la chance de tomber sur un article intéressant en ligne, il est probable que l’on ait pas le temps de le lire sur le moment. L’excellent Instapaper permet d’y remédier : grâce à un bookmarklet, vous envoyez n’importe quelle page web sur votre compte Instapaper qui store une version textuelle de l’article en question et vous la rend disponible sur votre iPhone/iPad ou Kindle, ainsi que sur le site directement.

J’aime les longs articles et j’en partage moi-même.

Et si vous êtes arrivé jusqu’à lire cette dernière phrase, c’est que vous avez déjà lu 440 mots. Un bon début.